E(KI)LIBRE

À soi.
À sa présence.
À sa puissance douce.
On a pris soin de notre corps.
Du moins, on a essayé.
On lui a demandé d’avancer, de performer, de tenir.
Parfois, de guérir.
On a commencé à écouter notre mental.
À comprendre qu’il nous parle… souvent trop.
Qu’il tourne en boucle, se débat, se juge, s’agite.
Et puis il y a cette autre voix, plus discrète.
Celle qu’on entend quand tout se tait.
Quand on respire.
Quand on revient.
La conscience.
Et dans un coin,
il y a l’enfant.
Celui ou celle qu’on a été.
Curieux·se. Joyeux·se. Sauvage.
Ou parfois oublié·e.
Il n’a jamais vraiment disparu.
Il attend.